Le locavore a tout bon !


En devenant locavore, vous privilégiez la consommation de produits locaux. Cette alimentation saine est l’idéale pour privilégier les contacts directs avec les petits producteurs, mais aussi pour consommer mieux. Elle est de plus en plus appréciée dans notre contexte de surconsommation et de gaspillage actuel. Focus sur les grandes lignes à connaître.

Comprendre le locavorisme

Le locavorisme est le fait de consommer uniquement des produits locaux produits à faible distance de son domicile. Il vient des mots « loca » pour local et « vore » pour manger. Ce mouvement vous affranchit des produits importés proposés dans la grande distribution. En effet, se fournir en produits frais juste à côté de chez soi présente de nombreux avantages. Divers sites à l’instar d’ A La Maison permettent de commander vos produits, puis de les récupérer le jour de la distribution.

Le locavore a tout bon !

Le point sur le locavorisme

Aujourd’hui, manger uniquement des aliments produits localement est souhaitable. Cette démarche vise la valorisation du terroir et nous pousse à revenir aux fondamentaux qui ne sont autres que le lien entre le consommateur final et le producteur. Pour manger mieux, il n’y aura plus besoin de passer par un intermédiaire entre ces deux parties. Le locavorisme est le retour à la consommation de produits qualitatifs pour prendre soin de sa santé. Du côté des petits producteurs qui ont du mal à arrondir leurs fins de mois face aux acteurs dominants de l’agroalimentaire, ils verront leur entreprise prospérer.


Les avantages du locavorisme

Le locavorisme induit un circuit court dans le transport des aliments, mais aussi un mode de consommation local. Le consommateur ne veut plus être exposé aux antibiotiques ou aux pesticides et donne une importance particulière à la qualité des produits. Certains locavores atteints par les scandales alimentaires et par la surconsommation trouvent dans ce mouvement une réponse pour retrouver une alimentation qualitative. D’autres y trouvent un moyen de réduire leur empreinte carbone, de recréer un lien social ou de militer face à l’actuel consumérisme.

Adopter le locavorisme et promouvoir le mouvement

Le but du locavorisme est le retour à la paysannerie. Il souhaite rapprocher le client et le producteur, car consommer des produits achetés chez ces derniers est une façon de recréer du lien tout en se nourrissant.

Devenir locavore

En devenant locavore, vous vous passez des circuits classiques de consommation de l’agroalimentaire industrielle. Ce mode de vie se met en place par différents moyens et le plus naturel reste de parcourir les marchés locaux ou couverts qui proposent de bons produits locaux et de saison. Des contraintes peuvent se présenter en matière de budget, mais aussi d’organisation, car vous ne vous fournissez plus dans les supermarchés où tout est à portée de main. Pour pallier ce souci, les réseaux d’Associations pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne (AMAP) ont vu le jour. La qualité nutritionnelle et gustative des fruits et légumes de saison mais aussi celle des autres aliments est incontestablement supérieure à celle de ceux qui sont distribués en supermarché après des heures, voire des jours de transport.

Promouvoir le locavorisme

Les AMAP sont des associations de producteurs et de consommateurs qui définissent ensemble les produits à proposer pour une saison. Chaque semaine, ils se retrouvent pour distribuer des paniers remplis de fruits et légumes de saison, de viande, de fromage et autres produits que le producteur du réseau a pris soin de transformer. L’idée de cette association est de s’engager au moyen de contrats sur le moyen terme. De cette façon, les producteurs ont une idée précise des quantités qu’ils doivent produire pour une saison et s’assurent de tout écouler. Ainsi, ils vivent de leur métier, car tout ce qui sera produit sera consommé. Mais il est aussi possible de se faire livrer directement chez soi en passant commande sur un site spécialisé. En quelques heures, les végétaux passent de leur lieu de culture à votre cuisine !

Les objectifs du locavorisme

Une personne locavore privilégie le circuit court, consomme intégralement des produits de saison frais et réduit son gaspillage alimentaire. Ce comportement permet de réaliser des économies sur le budget destiné à l’alimentation tout en favorisant une conduite écocitoyenne. Ainsi, vous maintenez les populations sur le territoire et favorisez l’économie.

Promouvoir le développement durable et une juste rémunération

Un locavore qui consomme uniquement des produits locaux limite la consommation d’énergie fossile utilisée pour le transport des aliments. Un fruit, légume ou viande produits sur un territoire étranger devront transiter et parcourir plusieurs kilomètres avant d’arriver dans vos assiettes. La circulation de cette marchandise induit indéniablement une forte empreinte carbone qui est en contradiction avec la lutte pour réduire les gaz à effet de serre. Le locavorisme est par ailleurs compatible avec l’ingestion de produits provenant de l’agriculture biologique qui n’inclut pas l’utilisation de produits néfastes pour la santé des consommateurs et de l’environnement. On évite également la pollution engendrée par le suremballage. Lorsqu’un locavore s’approvisionne près de chez lui, il favorise une rémunération équitable des producteurs. Les denrées sont commercialisées à un prix juste et le gaspillage alimentaire est évité.

Le locavore a tout bon ! #2

Soutenir l’économie locale ainsi qu’une agriculture raisonnable et raisonnée

Rémunérer les producteurs locaux au juste prix maintient les populations sur un territoire donné. L’économie locale gagne ainsi beaucoup lorsque vous décidez d’adopter le locavorisme. Les emplois créés dans les points de distribution ou dans la production même sont pérennes et ne sont pas délocalisables. Le locavorisme contribue à mettre un terme à la monoculture. Cette dernière consiste à produire une seule espèce végétale sur une grande superficie et sur une longue période. En raison de cette culture intensive, la biodiversité et les sols s’appauvrissent, tandis que les paysages sont dénaturés. Grâce au locavorisme, les plantations sont diversifiées et l’on voit une importante réduction de l’élevage intensif. Désormais, il devient possible de se procurer des légumes cultivés sur un toit végétal dans les milieux urbains grâce notamment à la permaculture. Ce principe prend une grande place, car il favorise une production agricole durable. En plus d’être économe en énergie, cette dernière respecte la biodiversité environnante. On peut également obtenir du miel produit dans des ruches installées à proximité de votre quartier. À noter que la permaculture est le mode de jardinage le plus privilégié en ville, car il permet d’optimiser la production même sur de petites superficies.

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